Dans cet article, je voudrais attirer votre attention sur ce rapprochement entre la Russie et la Chine et d’autres pays d’Asie centrale, l’Organisation de Coopération de Shanghaï (O. C. S.) Étrangement, les médias officiels n’en parlent pas ou si peu que cela revient au même. Et pourtant, cela apparait d’une très haute importance.

 

 

Survol historique

La guerre en Ukraine marquerait-elle un tournant historique qui engendrerait un ordre bipolaire où la Chine et la Russie formeraient un bloc géopolitique d’un côté et l’Occident d’un autre ? Ces deux pays ont en commun l’autoritarisme, et leur accord repose sur trois points principaux :

  • Leur opposition aux Nations unies et à la menace libérale hégémonique des États-Unis.
  • La coopération sino-russe en matière de défense, les exercices militaires et les ventes d’armes.
  • La complémentarité économique: la Chine a besoin de matières premières, et la Russie a besoin de marchés d’exportation pour ses matières premières

Le 15 juin 2001, la Chine et la Russie avec d’autres pays d’Asie centrale créent l’Organisation de Coopération de Shanghai (O. C. S.) (qui succède au groupe de Shanghaï créé en 1996). Cette organisation leur permet de promouvoir leurs intérêts en matière de sécurité en Asie centrale en coordonnant les exercices militaires entre ses membres.
Le 16 juillet 2001, la Chine et la Russie signent le traité sino-russe de bon voisinage et de coopération amicale (renouvelé en 2021).

En 2003, les armées chinoises et russes organisent conjointement leur premier exercice militaire dans le cadre de l’O. C. S. Ces exercices leur ont permis d’accroître les capacités opérationnelles, la confiance mutuelle et une culture de défense commune (au cours des deux dernières décennies, de nombreux officiers militaires chinois et russes ont été formés en Russie et en Chine, respectivement). La prochaine étape logique de ces exercices militaires sino-russes portera certainement sur la cybernétique, les drones, la guerre électronique, l’espace et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les systèmes militaires pour guider les missiles hypersoniques et autres armes.

Il est manifeste que le partenariat sino-russe se renforce depuis les années 2000 avec une nette accélération après l’annexion de la Crimée en 2014. La Chine n’a pas abandonné la Russie en 2008 ni en 2014 et il est peu probable qu’elle l’abandonne aujourd’hui dans sa guerre ukrainienne. La Chine a établi des lignes d’échange de devises avec la Russie, ce qui lui permet de procéder à des échanges dans ses devises, ce qui réduit les risques de sanctions secondaires. La Chine dispose également de banques plus politiques et moins liées au système financier basé sur le dollar et disposées à fournir une assistance économique à la Russie.

Cependant, il y a des signes qui démontrent que la Chine n’est pas disposée à s’aligner complètement sur la Russie dans la guerre actuelle en Ukraine. Ceci dit, d’autres signes indiquent le soutien implicite de la Chine comme son absence de condamnation de la violation par la Russie de la souveraineté de l’Ukraine, malgré l’importance de la souveraineté dans la politique étrangère chinoise. Pékin ne voit aucun intérêt dans cette guerre en Ukraine, ni à voir le retour de la guerre en Europe qui pourrait sérieusement déstabiliser son principal marché d’exportation et entraver ses intérêts économiques. Et pourtant, le 4 février 2022, la Chine a publié une déclaration conjointe avec la Russie dévoilant un nouveau partenariat stratégique sans limites. Ce partenariat reflète la collaboration stratégique de long terme entre la Chine et la Russie qui atteint de nouveaux sommets avec les deux pays reconnaissant pour la première fois leurs préoccupations cruciales respectives : l’expansion de l’OTAN vers l’est et la stratégie Indopacifique des États-Unis.

Bien que l’Occident sanctionne et isole la Russie, la Chine reste un partenaire fiable de la Russie. La bipolarisation du système va vraisemblablement s’accentuer, d’autant plus si des sanctions secondaires sont imposées à la Chine.

(Sources : Wikipédia & Réseau d’analyses stratégiques)

 

Survol astrologique

Au vu de tout cela, il est intéressant de regarder les configurations qui ont présidé à la création de l’O. C. S. et du traité sino-russe.

Création de l’O. C. S. le 15 juin 2001.

Nous trouvons la conjonction Mars Pluton présente dans le thème de la Chine et l’intercycle Saturne Neptune en trigone qui rythme une grande part de l’histoire de la Russie, cycle que l’on retrouve en conjonction dans les thèmes de Vladimir Poutine et Xi Jinping. Nous le trouvons aussi en semi-sextile dans le thème de la Chine.

 

 

 

Un mois plus tard est signé le traité sino-russe le 17 juillet 2001. Conjonction Mars Pluton opposé à Saturne lequel fait un trigone à Neptune, dans cet intervalle d’un mois Mars® s’étant rapproché de Pluton. À noter aussi le trigone Mars Pluton (conjoint M. C.) dans le thème de V. Poutine. Nous voyons donc une trame d’aspects astrologiques qui se recoupent entre les thèmes. Si l’on procède au thème composite de Poutine et Jinping, nous obtenons le cycle Saturne Neptune angulaire au M. C.

 

L’observation des transits du thème de la Chine monte sa montée en puissance et le poids qu’elle exercera sur l’échiquier mondial, et cette montée est déjà en marche. Sa phase critique pouvant de profiler alentour des années 30… Plus fragiles apparaissent les États-Unis qui vivent le retour de Pluton et le demi-cycle de Neptune en fond du ciel. Ces deux révolutions planétaires montrent un assombrissement, une instabilité intérieure. Neptune en transit au carré de Mars natal marquant l’effort de guerre avec le soutien massif en armement vers l’Ukraine sans omettre Jupiter transit en Bélier opposé au M.C. et carré Jupiter Vénus. Mais tout ceci est extrêmement mouvant, incertain. L’Amérique voit sa suprématie mondiale diminuer peu à peu.

 

 

Conclusion

La formation du cycle Saturne Neptune à 0° Bélier en 2026 soutenue par le double sextile Pluton Uranus, ceux-ci en trigone pourrait-elle aboutir à cet ordre bipolaire où la Chine et la Russie formeraient un bloc géopolitique d’un côté et l’Occident d’un autre ? Les harmoniques que présentera le ciel de 2026 marqueront un apaisement, la mise en place d’un équilibre mondial. Il le faudra bien si l’on ne veut pas basculer vers une catastrophe planétaire. Irons-nous — pour reprendre une terminologie jungienne empruntée à Héraclite — jusqu’au principe d’énantiodromie (fonction régulatrice des contraires) où toute chose arrivée à son extrême se précipite dans son contraire ? Exprimé différemment, irons-nous jusqu’au seuil d’une catastrophe mondiale à l’issue effroyable qui obligerait les chefs d’État à se mettre autour d’une table pour enfin négocier ? Qu’aurions-nous à gagner à vivre sur des tas de cendres, si cendres il y aurait encore ? Rien, hormis pour quelques esprits dérangés, et il est vrai aussi que l’histoire nous en a fourni quelques portraits !

En septembre 2026, Jupiter se joindra à ce faisceaux d’aspects harmoniques avec son trigone à Saturne, cycle qui marque l’Europe.

Astrologie ou pas…

En 2019/2020, le ciel était parcouru de dissonances de taille : Jupiter Saturne Pluton/Capricorne au carré d’Uranus/Bélier auquel s’était adjoint Mars, et nous avons vu les conséquences. En 2026, c’est, oserais-je dire, un ciel inversé à celui de ces années sombres et s’y s’ajoutera un indice cyclique ascendant (alors qu’en 2019/2020 il était au plus bas). Par conséquent, nous entrerons dans une période où une stabilité sera installée, un « nouvel ordre mondial (!) Saturne = ordre — Neptune = mondial ». Un nouveau paradigme, la naissance d’une nouvelle civilisation (ingres Bélier).

Certes, on pourra ensuite s’interroger sur la qualité et la définition à donner à cette nouvelle humanité/civilisation qui verra, entre autres, la naissance de l’homme augmenté… déambulant dans le métavers.

Fabrice Pascaud