« Le réel c’est ce contre quoi l’on se cogne » Jacques Lacan. Hier soir, à 20h, le réel a frappé.
Je n’irai pas jusqu’à dire que ce réel était surréel par respect et ô combien ! pour le surréel surréaliste, je dirai qu’il était irréel. Pourtant, il est bel et bien là.

Cet article vaut aussi comme réponse par anticipation à ceux qui ne se priveront pas de m’adresser des messages pour me dire avec plus ou moins d’élégance, et non dénuée d’une pointe de satisfaction : « Vous vous êtes trompé !… » Les mêmes au passage ne se garderont pas de me faire part de leur prévision d’alcôve. Comme l’a si bien formulé ce diable boiteux Talleyrand : « Quand je m’examine, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure. »
Je vous ferai grâce d’expliquer et donc de justifier astrologiquement l’erreur d’interprétation astrologique. Ce tour de passe-passe n’est pas mon fort, l’honnêteté intellectuelle veut que lorsque l’on se plante, on l’admet, point marre. À chaque astrologue le soin de faire face à sa propre conscience, et je n’entends pas que l’on vienne le faire pour moi.

Les paroles d’André Barbault résonnent en moi particulièrement : « Tu sais, on peut être élu avec de mauvaises configurations et faire un mauvais mandat » Ce qu’à l’époque j’avais refusé d’admettre partant du fait que dans ce cas plus rien ne tient, tout se vaut et son contraire à la fois. Que de conversations nous avions eues à ce sujet et, avec le recul, j’admets que le thème reflète avant tout l’être dans sa psychologique profonde, son intériorité et qu’augurer à partir de là d’un choix qui lui est extérieur et qui de fait ne dépend pas entièrement de lui devient une gageure. Mais voilà admettre ne veut pas dire accepter, capituler. Et je ne suis pas encore disposé à capituler…

Les deux têtes qui concourent pour l’Élysée : Macron/Le Pen ont Pluton angulaire l’un à l’ascendant l’autre en IV. D’un côté comme de l’autre, ça promet des jours sombres, très sombres. Mais la voix des urnes a parlé et peu importe si celle-ci s’est exprimée avec conviction ou pas, seul le résultat compte. Cette élection a au moins le mérite de nous faire remonter le temps, nous sommes en 2017, ça nous rajeunit. Sauf que l’image de M. Emmanuel Macron s’est considérablement ternie, il n’est plus le jeune fringant président qui allait tout rénover. Il faut bien que Pluton fasse son travail en profondeur. Il va y avoir fort à faire dans le monde des affaires… Eh oui, je ne lâche pas.

Que va faire le cycle Jupiter Neptune qui redémarre le 12 avril ? Ce cycle peu favorable à Macron pas plus qu’à Marine Le Pen, oui, je persiste. Va-t-il entraîner dans l’année une remise en question de la 5e République (voire jusqu’au 1er trimestre l’année prochaine) ? Programme que portait Jean-Luc Mélenchon né sous l’opposition dudit cycle avec Uranus au double carré. Je ne me lancerai pas dans une analyse car je me suis déjà suffisamment exprimé sur ledit cycle.
Pour l’heure, nous allons assister au jeu de la valse des soupières où chacun tentera de tirer les fils du gruyère. Le grand classique en vue d’une place à occuper dans le futur gouvernement.

Faire un pronostic sur le second tour ? Non ! Pourquoi ? Parce que la réponse relève du 50/50, du pile ou face, d’une chance sur deux, etc. Autrement dit, la plus pertinente des analyses ne revêt aucune valeur. La pertinence quant à la probabilité résidait dans le premier tour. La rigueur n’est pas interdite.

Pour conclure, et afin de ne pas non plus me flageller outrageusement, j’ai eu tout de même antérieurement mon lot de réussites prévisionnelles, pourquoi devrais-je les nier ? Le cru du mi-temps de l’année 2022 manque de corps, il est vrai.

Merci de votre fidélité… pour ceux qui le resteront.

Fabrice PASCAUD