Maudits ! Qu’ils le restent

(…) Oh ! la science ! On a tout repris. Pour le corps et pour l’âme, — le viatique, — on a la médecine et la philosophie, — les remèdes de bonnes femmes et les chansons populaires arrangés. Et les divertissements des princes et les jeux qu’ils interdisaient ! Géographie, cosmographie, mécanique, chimie !… La science, la nouvelle noblesse ! Le progrès. Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ? C’est la vision des nombres. Nous allons à l’Esprit. C’est très-certain, c’est oracle, ce que je dis. Je comprends, et ne sachant m’expliquer sans paroles païennes, je voudrais me taire. (…)

C’est en ces termes que Rimbaud dans Une Saison en enfer parle de la science, de l’Esprit (avec une capitale). Et l’on ne peut s’empêcher à sa suite de se poser la question : « Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ? » À l’heure où l’absurdité est reine et veut le faire entrer au Panthéon avec son comparse Verlaine, on se demande si, en définitive, le monde ne tournerait pas rond. « Maintenant je suis maudit, j’ai horreur de la patrie ! Le meilleur, c’est un soleil bien ivre, sur la grève. » (Mauvais sang in Une saison en enfer). Tout est dit. Certes, le futur trigone de Jupiter à son Soleil natal en I qui se formera à partir d’avril 2021 et jusqu’à la fin de l’année le met en lumière. Mais il conviendrait de bien orienter cette lumière afin de ne pas la surexposer avec sous capes tout un jeu de renvois d’ascenseur communautaire. Quant à Verlaine, il verra son Neptune natal IV transité par Jupiter, lui aussi à partir d’avril 2021. La IV, la reconnaissance de la patrie, Pauvre Lélian (anagramme de son nom et prénom).
Restons sur cette merveilleuse perception : « Je sais aujourd’hui saluer la beauté. » (Rimbaud). S’il est bien une chose pour laquelle il nous faut lutter avec entêtement, c’est la préservation de la beauté sous toutes ses formes. « Le merveilleux est beau, n’importe quel merveilleux est beau, il n’y a que le merveilleux qui soit beau. » (André Breton — Manifeste du surréalisme.)

2021…

Il ne fait aucun doute que l’année 2020 marquera un tournant dans l’histoire du XXIe siècle. Ballotés que nous sommes par les aléas de l’Histoire où l’inconscient collectif a maille à partir avec la réalité, celle-ci se conjuguant à tous les temps d’un impératif présent incertain. Le triptyque Jupiter Saturne Pluton s’inscrira comme une pierre noire sur les terres du Capricorne.
Dans un article daté du 19/05 intitulé Mars et la canicule (dans lequel j’évoquais le risque d’une canicule en précisant la période), je pointais le mois d’octobre qui correspond à la proximité de Mars avec la Terre. Nous constatons, hélas, une augmentation de la tension, de la violence sous toutes ses formes. Le tout dans un climat d’oppression, d’étouffement en parfaite analogie avec Saturne Pluton amplifiés par Jupiter le tout aiguisé par la pointe ignée de Mars. Si l’astrologie marque une tendance, en revanche, il est plus difficile de quantifier, d’établir une échelle d’intensité, souhaitons que ce climat de tension insurrectionnelle (appel à la désobéissance civile), n’aille pas trop loin dans son expression. Il n’est pas interdit de croire encore à un sursaut de conscience, et ce, même si en l’état actuel celle-ci sort des rails à plus ou moins juste titre.

Le 6 janvier 2021, Mars quittera le Bélier alors qu’auparavant Jupiter et Saturne seront passés en Verseau (redémarrage du cycle le 21/12/2020 à 0° du signe). Sortie progressive de ce climat à flux tendus. S’installera le carré Uranus (Taureau) Saturne (Verseau) : 17/02 – 14/06 – 24/12 seront les trois temps de l’aspect exact. Ces deux astres ont en commun le sec, les deux autres composants sont le froid et le chaud qui s’annulent respectivement. Autant dire que la détente ne sera pas au rendez-vous. Uranus : le futur, la modernité, la découverte, la révolution — Saturne : le passer, la tradition, la réification, le conservatisme. Ce qui peut se traduire par : restriction des libertés et révolution contre un ordre coercitif. Vaccin obligatoire ? Traçage généralisé ? etc. Cela n’ira pas de soi, loin de là !
Quoi qu’il en soit, se profilent vraisemblablement les derniers soubresauts d’un monde ancien (Saturne) qui veut coûte que coûte conserver ses acquis, ne veut rien céder au (re)nouveau (Uranus), la lutte entre deux forces concentriques. Mais le sec (la composante commune) finit toujours par craquer s’il n’est pas fertilisé.
Par conséquent et vous l’aurez compris, 2021 sera encore une année difficile, tendue, mais qui marquera les dernières foulées d’un fauve qui arrive à bout de course.

2022
, petit aperçu

Ensuite, 2022 marquera la formation du cycle Jupiter Neptune Poissons. Pour le coup ce sera l’exact opposé du climat de 2021. Saturne (Verseau) Uranus (Taureau) = resserrement, coagulation, individualisme, matérialisme — Jupiter Neptune (Poissons) = ouverture, hémorragie, collectivisme, spiritualité…
L’indice cyclique (lire article du 23/01/2016 : 2016 par l’indice cyclique) quant à lui sera à la baisse. Il se stabilisera à partir de 2022 et remontera ensuite de façon constante jusqu’en 2030.

Calculs effectués à l’aide du logiciel de José Gonzales. Son site : astrointernational.com

 

Fabrice Pascaud